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Révolution digitale au Tchad : la libéralisation et l’usage responsable plus que nécessaires

Kathrin Heitz-Tokpa

Médias et sociétés

Révolution digitale au Tchad : la libéralisation et l’usage responsable plus que nécessaires

Le Tchad est l’un des pays les moins connectés au monde. S’offrir une connexion internet est un luxe dans ce pays d’Afrique centrale. Toutefois, une frange de la population n’hésite pas à prendre des initiatives pour s’ouvrir au monde et se donner de la visibilité en ligne.

Ici, l’exemple du blogueur Dheu’b Zyzou.

Ici, l’exemple du webzine culturel Sao Magazine.

Il va de soi qu’entre la difficulté d’accès à internet au Tchad et sa nécessaire utilisation à diverses fins (politique, économique, culturel, etc.), jaillissent les questions liées à la révolution digitale au Tchad. Telle a été l’objet du débat qui s’est tenu le samedi 28 octobre 2017 au Centre Baba Moustapha de N’Djaména (Tchad).

Au titre des intervenants, le médecin et rappeur Anonyme, le journaliste radio Archange Marabo et le communicant Josué Nékoura Koumnobeye. Tous les trois de nationalité Tchadienne. A leur côté, Emmanuel Dabo de la Côte d’Ivoire, chercheur en communication et auteur du blog que vous êtes en train de lire 🙂 Le Professeur Mirjam de Bruijn de l’Université de Leiden en Hollande a assuré la modération.

La difficulté Tchadienne

Avec un taux de pénétration à internet d’environ 2% et seulement 2 principaux fournisseurs d’accès à internet FAI (Airtel et Tigo), les coûts sont très élevés. Il va de soi que seulement une frange de la population tire profit du numérique (environ 300.000) d’où une fracture digitale profonde. Cette fracture n’est pas seulement entre classes sociales nanties ou moins mais, elle est aussi d’ordre générationnel (jeunes et adultes).

 

Pour les Tchadiens présents à ce débat, cette situation s’explique par un manque de volonté politique. Selon eux, l’Etat Tchadien ne fait rien pour améliorer l’état de connectivité dans le pays du Toumai. Cela est peut-être à dessin car l’épisode des perturbations du réseau internet dans la période électorale de 2016 au Tchad est encore frais dans les mémoires. A cela s’ajoute le faible niveau d’éducation au numérique des autorités Tchadiennes. Pourquoi et/ou comment promouvoir quelque chose qu’on ignore ?

Le gouvernement Tchadien n’est pas l’unique responsable de la fracture numérique et du faible taux de connexion. Le comportement de certains jeunes est à critiquer. Ils versent dans une sorte d’exhibitionnisme de soi qui ne motivent pas à contribuer au développement du numérique.

Que faire ?

Une éducation au numérique s’impose à la fois pour les enfants, les jeunes et même les adultes. Les acteurs du numérique (blogueurs, régulateurs, FAI, gouvernements, etc.) ont leur rôle à jouer dans l’exigence de la fourniture d’un service de qualité, la réduction des taxes, le développement d’applications numériques didactiques, ludiques et lucratives.

« Il faut libéraliser davantage internet mais utiliser internet de manière responsable », Dheu’b Zyzou, blogueur Tchadien.

Une version anglaise de cet article est disponible ici.
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